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"Chanter ensemble amène un climat de confiance au sein de la classe"

"Chanter ensemble amène un climat de confiance au sein de la classe"
© adobestock / highwaystarz
Marjorie Piechocki-Iachetti, enseignante en CM2 à l’école Pasteur de Beauchamp (95), a fait intervenir pendant deux mois et demi la cantatrice Malika Bellaribi-Le Moal dans sa classe. Objectif : apprendre aux élèves à découvrir leur corps comme instrument de musique et à gérer leurs émotions par l’apprentissage de chants. Impressions sur une expérience inédite où l’enseignante s’est aussi retrouvée dans la peau d’une élève.

Marjorie a rencontré la cantatrice Malika dans le cadre de notre groupe de travail "Gérer les émotions par le chant" mis en place début novembre. Chaque semaine, jusqu’en février, l’enseignante a accueilli la créatrice de cette pédagogie dans sa classe. Une vingtaine de classes de la communauté Lea a également participé à cette expérience au travers du groupe de travail.

1- Qu’est-ce qui vous a motivé à accueillir Malika dans votre classe cette année ?

L’intitulé du groupe "Gérer ses émotions par le chant" m’a plu tout de suite. Je mets en place des rituels de bien-être et des instances de parole autour de la régulation de conflits et les émotions au sein de ma classe. Par ailleurs, nous avons un beau projet avec l’école municipale de musique, et je chante moi-même. Le projet de Malika réunissait ces deux axes de travail que j’affectionne et semblait cohérent avec mes pratiques.

2- Comment avez-vous mis en place le projet dans votre classe ?

Il s’est déroulé de fin novembre à début février, en 11 séances hebdomadaires de 45 minutes chacune. J’ai écouté les conseils de Malika et je n’ai rien préparé avec les élèves en amont. Elle m’avait surtout demandé de ne rien dire aux élèves, de ne pas prendre connaissance des fiches pédagogiques (en ligne sur le groupe de travail).

J’ai laissé place à la découverte et à la spontanéité lors des premières séances. Puis, j’ai regardé les premiers tutoriels sur Lea.fr et lu les premières fiches. J’ai ensuite fait écouter les fichiers audio aux élèves et j’ai constaté qu’ils étaient davantage acteurs en présence de Malika.

Pour un tel projet, lorsqu’on a l’intervenant en classe, mieux vaut édulcorer les apports théoriques et laisser la part importante à la pratique. Les fiches et tutoriels sont élaborés et structurés, c’est très bien lorsque l’enseignant.e doit gérer ce projet seul.e. Pour ma part, j’ai suivi le côté pratique des interventions de Malika.

Mon rôle était, à la fois, d’être une personne ressource, une cadrante, une référente… et une élève ! J’ai remarqué que ma présence cadrait le groupe. Avec Malika, nous avions deux paires d’yeux !

Je me suis également positionnée comme apprenante en vivant les séances comme les élèves. C’est très important, car cela m’a permis de mieux comprendre ce qu’ils étaient susceptibles de ressentir.

3- Comment le projet a-t-il été accueilli dans la class, dans l’école, au sein des familles ?

Tout le monde l’a très très bien accueilli. Nous sommes une école avec un parcours culturel et un partenariat riche avec l’école municipale de mu...

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