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3 questions… à Mélanie Bachimont, Nicolas Hibon et Sébastien Mounié

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À l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, les auteurs Mélanie Bachimont, Nicolas Hibon et Sébastien Mounié, de l’ouvrage Vers une école inclusive, dans la collection « Questions d’enseignants » (dont les ressources complémentaires sont disponibles sur Lea.fr), reviennent sur la question de l’école inclusive.

Lea : Quels dispositifs de sensibilisation peuvent être mis en place pour faire vivre la Journée internationale des personnes handicapées au sein des écoles ?

La journée internationale des personnes handicapées est l’occasion d’aborder en classe, dans le cadre de l’EMC, le respect d’autrui et l’acceptation des différences, ou encore de faire réfléchir aux notions de droits et d’équité.

Plusieurs pistes pédagogiques peuvent être envisagées :

●     Amener les élèves à faire preuve d’empathie en se mettant à la place des personnes en situation de handicap, en se confrontant aux obstacles que celles-ci peuvent rencontrer dans la vie quotidienne. Ce dispositif peut prendre la forme d’ateliers mettant les élèves à la place de leurs pairs en situation de handicap, à travers des tâches à effectuer : réaliser un parcours les yeux bandés, visionner et essayer de comprendre une vidéo sans le son, enfiler et fermer son manteau avec des moufles, réaliser une activité dont la consigne est incomplète… Un prolongement consisterait à faire découvrir des aménagements permettant de compenser les handicaps. Il est alors possible de s’appuyer sur la Convention internationale des droits de l’enfant, affirmant le droit de “mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité.”

●     Amener les élèves à imaginer des adaptations rendant possible la pratique sportive de tous. Cette séance s’appuie sur une situation en EPS, où des élèves fictifs (malvoyant, dyspraxique) ne peuvent participer à l’activité, faute d’accessibilité. La mission des élèves serait alors d’identifier les obstacles rendant impossible la pratique du jeu et de chercher des solutions possibles favorisant l’inclusion des personnages fictifs. Il s’agirait ensuite d’expérimenter les idées proposées dans la cour ou le gymnase, avant de réaliser une discussion réglée sur l’importance d’œuvrer pour faire respecter les droits de chacun, reposant ici sur l’accès à une tâche scolaire.

●     Sensibiliser les élèves à un trouble tel que l’autisme ou la trisomie, afin de développer la tolérance face aux singularités d’autrui, de lutter contre les préjugés et de mieux inclure les élèves en situation de handicap dans l’école. Le dispositif prendrait appui sur des vidéos illustrant l’un de ces troubles, à partir desquelles les élèves observeraient des différences et communiqueraient leurs réactions. Les échanges collectifs pourraient ensuite questionner la classe sur les sentiments éprouvés et sur les comportements adoptés face à ces différences, souvent ent...

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