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Premiers dialogues entre France et Japon

salle de classe avec enseignant et élève
Vision conférence
Les 18 élèves de CM2 d’une école de l’Oise vont créer une fresque en commun avec des enfants japonais. Avant de dessiner cette oeuvre qui sera exposée aux JO de Tokyo en 2020, ils apprennent à se connaître. La première visio-conférence entre France et Japon a eu lieu le 27 septembre dernier… avec pas mal de nourriture au programme.

Il est 8h20 à l’école de Carlepont. Ce vendredi 27 septembre, dans l’Oise, les élèves rejoignent en murmurant leur place et jettent un dernier coup d’œil sur la feuille qu’ils devront lire devant l’écran d’ordinateur.

"Pensez à parler bien fort et à placer vos images devant la caméra". Sitôt les dernières consignes données sur la visio-conférence, Jean-Marie Lelong, le directeur du groupe scolaire et professeur des CM2 lance Skype. A 8h30 précises, et après deux tonalités, la communication se fait avec Akö City, à 10 000 km de l’Oise. Dans cette ville du centre de l’archipel japonais, il est 15h30 et les élèves viennent de terminer leur journée. Mais le projet "Japan Art Mile" vaut la peine de rester un peu plus tard dans la salle.

L’objectif de ce jumelage est de peindre une fresque de 4mx2m à deux classes. L’œuvre sera présentée lors de l’inauguration des prochains Jeux Olympiques, à Tokyo, en juillet 2020 tout comme toutes les peintures réalisées en commun par une classe de chaque pays participant aux JO et leur partenaire japonais. Au total, 205 toiles illustreront le thème de cette année : le développement durable.

C’est la cinquième fois que l’école de Carlepont participe à ce projet annuel. La visio-conférence est la première rencontre entre les élèves qui s’étaient déjà présentés par mail et avaient envoyé des photos.

Pour éviter le soleil éclatant de ce matin d’automne, les rideaux sont fermés. De l’autre côté de la terre, les huit jeunes nippons passent devant la caméra et leur image est projetée sur l’écran numérique. Niina, Waka, Renta… Chacun donne son prénom puis présente quelque chose qui lui plaît. Un élève joue au bilboquet ("kendama" en japonais) et réussit son mouvement, un autre en tenue de karatéka montre sa souplesse. Applaudissements côté français. Des chuchotements s’élèvent quand une jeune japonaise noue des fils sur ses doigts avant de former une figure. L’ayatori est un jeu très populaire au pays du soleil levant. Dix minutes plus tard, les petits français se présentent. À tour de rôle, les 18 élèves se déplacent devant l’ordinateur pour dire leur texte en anglais et montrer à l’écran leurs deux nourritures favorites. Assez frêles au début, les voix s’affirment au fur et à mesure. "Ah, hot chocolate… ah, milk-shake" : à chaque dessin de plat ou de boisson, les Japonais répètent le mot en anglais et applaudissent. La liste des préférences ressemble à un menu de fast-food : lait, frites, sandwichs, tacos, hamburgers et french fries… Ah non, Morgane apprécie aussi le thé et le café. Le poisson et la soupe sont également de la partie.

Il est 8h55, les présentations sont terminées et les enfants se saluent de la main par ordinateur interposé. Une première réussie selon Jean-Marie Lelong car les J...

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