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Vous changez la vie !

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(c) Adobe photo stocks
Nous avons tous connu un ou plusieurs enseignants qui nous ont impressionnés, guidés, permis de progresser, de nous sentir meilleur. En ces temps troublés, l’équipe de Lea.fr (rédaction et auteurs) a décidé de leur rendre hommage, de vous rendre hommage, en mettant en avant les enseignants qui nous ont particulièrement marqués.

Si vous souhaitez vous aussi participer à cet hommage collectif, n’hésitez pas à partager ci-dessous en commentaire vos propres textes.

L’ensemble de ces messages prouvera combien, au quotidien, vous tous, enseignants, changez la vie !

Voici une série de témoignages de membres de l'équipe et d'auteurs Nathan Pédagogie / Lea.fr :

"Elle s’appelait Mme Asselin. Elle était douce et souriante. Un soir, à la sortie de l’école, je pleurais. Je ne sais plus vraiment pourquoi ; une histoire de moquerie pour un manteau devenu trop petit et rallongé aux manches par ma grand-mère je crois. Mme Asselin s’est penchée vers moi et a essuyé une de mes larmes du revers de la main. C’était magique, la tristesse a disparu d’un coup. J’étais tellement fière d’avoir été un court instant spéciale pour ma maîtresse ! Ce jour-là, elle m’a laissé une toute petite griffure sur la joue ; certainement à cause de sa bague. Mes parents m’ont questionnée pour savoir ce qui s’était passé et j’ai menti : j’ai dit que j’avais embêté le chat et qu’il m’avait griffée. Je voulais garder cet épisode pour moi toute seule. C’était notre secret. Elle s’appelait Mme Asselin et elle était ma maîtresse de CP."

Pascaline Citron, directrice de Nathan Pédagogie et Lea.fr

"Depuis que j’étais rentrée à l’école à cinq ans dans la classe unique d’un petit village, je voulais être maitresse. En grandissant j’y pensais toujours, mes parents, petits fermiers, eux ne l’envisageaient pas. Il aurait fallu aller au collège de jeunes filles à la ville mais comment ? Pas de transports scolaires, d’ailleurs juste un car le samedi pour aller au marché et revenir. L’internat ? Trop cher ! Et puis personne au village n’était encore allé au collège. Un soir, alors que j’avais 9 ans, que j’étais au CM2, le maitre est venu chez nous. Il a dit à mes parents, intimidés, que j’étais une bonne élève, qu’il fallait que je fasse des études et que je devais aller au collège. Il a ajouté : « Je m’occupe de tout, elle aura une bourse. »  C’est ainsi que grâce à mon maitre, M. Parisot, en 1958, j’ai fait ma rentrée au collège à l’âge de 10 ans."

Françoise Picot, auteure Nathan Pédagogie et Lea.fr

"Elle s’appelait Mme Atté. Elle était âgée et toujours habillée en blanc, de la tête aux pieds ! Je me suis toujours demandée pourquoi elle n’allait jamais à son bureau comme les autres maitres et maitresses. Non, Mme Atté s’asseyait toujours au milieu de ses élèves, avec un bureau aussi grand que le nôtre. Ce que je préférais, c’était la distribution des images ; de belles illustrations à collectionner en échange de bonnes réponses. Que...

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