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Vie pratique
primaire

De la faute à l’erreur, de l’étymologie à la pédagogie…

Groupe d'élèves avec leur enseignant
Si la "faute professionnelle" existe pour tout fonctionnaire de l’Etat, ne serait-il pas plus sage, pour la compréhension objective de l’élève, de parler d’"erreur" quand il s’agit d’apprentissage plutôt que de "fautes" ? Il est également bon de se rappeler que l’erreur n’est au départ qu’une simple errance...

Faute, erreur, faux, fautif ? Quel usage en classe ? Les mots de la langue française ont des connotations parfois lourdes de sens. Le mot "faute", est fortement empreint de valeurs morales. "C’est de sa faute", "Ce n’est pas de ma faute" sont des expressions courantes qui portent en elles-mêmes le poids de la culpabilité et, derrière, de la réparation, de la sanction, de l’excuse, pour celui qui "avouera sa faute", dans une cour de récréation ou une cour de justice... On pourrait alors s’interroger étymologiquement sur l’histoire du mot "faute" détourné et usité progressivement dans le langage courant de l’éducation, que cela soit pour comprendre la cause d’une agression physique entre élèves, ou pour désigner des erreurs d’apprentissage : "tu as fait 10 fautes d’orthographe… 3 fautes en récitation" ou des "fautes de calcul", comme s’il existait des "fautifs d’orthographe, de calcul ou de poésie".

Cette faute culpabilisante est clairement identifiée étymologiquement. Le Dictio...

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